Sandor Ferenczi, un des premiers disciples de Freud, a été un novateur en ce sens qu’il a intégré le corps avec son ressenti dans le travail psychanalytique. Il a donné à sa technique le nom de Bioanalyse. Pourquoi Bioanalyse ? Ce terme est une contraction de Biologie et de Psychanalyse car, écrit Ferenczi, « l’introduction en psychologie de notions prises dans le domaine de la biologie et de notions de psychologie dans les sciences naturelles est extrêmement féconde ».

La Bioanalyse donc est à la fois une psychanalyse et une psychothérapie corporelle. Elle s’occupe de défaire l’emprise de l’inscription de souffrances anciennes sur notre psychisme et sur notre corps. Le corps est entendu ici dans sa réalité physique et biologique comme porteur d’expériences vécues. La Bioanalyse prend en compte les manifestations sensorielles et émotionnelles des sujets comme supports de leurs représentations mentales.

Les effets constatés de la thérapie bioanalytique sont l’allègement de la souffrance, la disparition ou la diminution notable des somatisations, la capacité à assumer sa vie personnelle et professionnelle, l’amélioration de ses relations affectives et la maîtrise de son propre avenir.

La psychothérapie étant essentiellement un cheminement individuel, les techniques utilisées sont adaptées à la structure psychique de chaque personne. Le but recherché est le relâchement du contrôle cérébral afin de créer un contact avec son vrai Moi. La relaxation et l’auto-hypnose sont les outils privilégiés qui favorisent ce lâcher-prise. La personne peut ainsi retrouver l’inscription archaïque d’événements traumatiques de son histoire afin de permettre, grâce à la plasticité du cerveau, un remaniement des connexions neuronales gelées par la peur ou par l’oubli.